Ma douleur me parle, je l’écoute

Le corps physique

Quand nous n’avons pas de douleur physique, on trouve tout à fait normal que notre corps fonctionne sans rien nous demander. Mais quand nous souffrons d’une migraine, d’une tendinite, des dents ou du ventre par exemple, toute notre attention est focalisée sur elle.

La douleur physique peut être passagère et faible comme une coupure ou un bleu mais elle est parfois très intense lors d’une chute ou d’un accident, d’un accouchement ou suite à une intervention chirurgicale.

Ainsi, lorsque la douleur perdure et envahit notre quotidien, on parle alors de douleur chronique. Une pathologie peut en être la cause comme une maladie mais la douleur est aussi reliée à des gestes répétitifs dans notre métier.

Douleurs cervicales

En effet, certaines professions ont un impact sur notre corps qui supporte pendant des années une posture inadaptée, une charge sur les muscles ou le dos ou des températures très basses ou très élevées.

Par ailleurs, les conditions de travail, de vie ont des conséquences sur notre sommeil, notre peau (exposition au soleil, à des produits chimiques par ex).

Une personne en situation de handicap à la naissance ou suite à un accident développe souvent des douleurs musculaires ou d’autre nature en réaction.

Par exemple, un accident de voiture peut provoquer des séquelles physiques et émotionnelles. A l’inverse, une peur ou de la colère peuvent engendrer des manifestations physiques.

Nous venons donc de voir que la douleur chronique a plusieurs origines et des conséquences émotionnelles.

Le corps émotionnel

Dans son étymologie, émotion contient “motion” signifiant “mouvement” et le préfixe “e” (qui vient de).

Une émotion c’est quand nous réagissons à quelque chose d’extérieur.

Larmes enfant

Quand nous sommes de petits enfants, nous exprimons nos émotions par les larmes, les cris ou un sursaut.

En effet, un enfant est souvent spontané et ce n’est qu’en grandissant qu’il apprend à canaliser ses émotions, à les apaiser mais aussi à les refouler.

Quand les adultes lui expliquent qu’il ne faut pas faire de bruit, qu’il faut être sage ou courageux, qu’il ne faut pas pleurer ou être jaloux, l’enfant continue à percevoir les émotions mais ne s’autorise plus à les exprimer.

Ainsi, à l’école, dans les repas de famille, puis plus tard au travail, on apprend à porter un masque social.

On distingue 6 émotions primaires :

  • la joie,
  • la colère,
  • la tristesse,
  • la peur,
  • le dégoût,
  • la surprise

(selon les travaux de Paul Eckman en 2007)

Une émotion qui ne peut pas se dire, se cristallise dans le corps créant un déséquilibre.

Les symptômes sont la fatigue, des problèmes de sommeil, des douleurs au dos, des problèmes articulaires ou digestifs par exemple. On dit souvent « la boule au ventre », « j’en ai plein le dos », « je n’arrive pas à l’avaler », « c’est difficile à digérer ».

La tendinite par exemple signifie la présence de feu, d’une inflammation qui rend l’action et le mouvement difficile. Cela peut traduire une difficulté à passer à l’action, à se séparer d’une situation qui ne nous convient plus.

Bien sûr, il ne peut y avoir une réponse commune. Chaque sujet a son propre inconscient, son histoire, sa manière d’être au monde.

Une grille de lecture pour mieux se connaître

Livre ouvert

Comment de fois entend-on « c’est psychologique » ou « c’est psycho-somatique » ? Ce qui revient à dire, ta douleur est imaginaire.

Chaque personne a sa vérité, sa perception et sa singularité.

Tout d’abord, chaque individu a son propre langage du corps et nous avons tous et toutes un seuil de tolérance de la douleur très différent. Supporter la douleur physique ne veut pas dire que le corps émotionnel est épargné.

Les douleurs chroniques diminuent notre immunité, notre capacité à lutter contre les virus par exemple.

L’hypnose est une méthode, un outil qui se propose de vous guider à la découverte de vos sensations, de vos ressentis. Ce voyage à l’intérieur du corps grâce à un état de détente sera une découverte, la vôtre.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’arrêter un traitement ou la prise de médicaments mais d’accompagner le patient vers une meilleure connaissance de son corps. Le corps ne triche pas, il ne ment pas.

Le message de la douleur

massage du visage

Or, la maladie (mal a dit) nous force à nous arrêter, à faire une pause pour se mettre à l’écoute de notre corps.

L’hypnose permet de mettre le conscient en veille. C’est un état modifié de conscience qui relâche les tensions. C’est au patient de découvrir ce que la douleur lui dit, ce qu’elle signifie pour lui de singulier.

Je vous accompagne sur ce chemin de rencontre avec vous-même.

Pour en savoir plus et mieux me connaitre

“On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l’aider à le découvrir par lui même”

Galilée

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10 commentaires

  1. Bonjour Stéphanie,
    Merci pour cet article très intéressant qui me parle énormément. Il y a quelques années je disais à mon médecin, chaque jour je souffre du ventre, des tensions, des ballonnements qui me « gâchaient » la vie au quotidien. Certes il n’y avait pas de signes pathologiques flagrant mais une coloscopie m’a été prescrite. J’étais assez angoissée d’avance mais après l’examen le médecin m’a dit que tout allait bien mais que je devais rester zen, LOL. Voilà un bon exemple des émotions qui nous chagrinent le corps ….
    Bonne journée
    Grosses bises

    • Merci Marie Jeanne pour cette expérience qui reflète le rôle de nos émotions dans le ventre, notre deuxième cerveau. C’est prouvé scientifiquement il y a des connexions neurologiques. Prendre soin de notre bien-être et de notre équilibre physique et émotionnel est essentiel pour se sentir bien. Bon week-end

  2. Coucou Stéphanie, pour avoir à une période de ma vie souffert énormément du dos, cet article fait écho en moi ! A l’époque un médecin (que j’ai quitté !) m’avait dit que je faisais du « cinéma ». Il m’a fallu des mois pour m’en sortir et pour prendre conscience que tout venait d’un burn-out. Aujourd’hui j ‘ai changé d’emploi, et tout est rentré dans l’ordre ! Belle journée

    • Merci pour ton témoignage qui prouve que l’origine de nos maux peut être liée à notre travail, notre couple ou des blessures d’enfance. Le burn-out fragile tellement l’organisme que le corps imprime les tensions dans le dos. On dit qu’on porte le poids de nos souffrances. Merci pour ta visite Corinne.

  3. Bonjour Stéphanie ! Comme toujours, tes mots sont très justes. Notre corps nous parle, en effet, à travers les maux dont nous souffrons. C’est bien désolant que de nombreux médecins n’apportent comme réponse que « c’est dans votre tête » « c’est imaginaire », « vous faites du cinéma », etc. Il faudrait qu’il y ait un volet Sajece obligatoire dans leur formation ! Bon week-end, Stéphanie. Bises 😘

    • Merci Elisabeth en effet beaucoup de patients se plaignent du manque d’accueil psychologique. La prescription de médicaments est nécessaire mais les études de médecine ne sont pas axées sur cette approche émotionnelle. Je constate quand même que certains médecins recommandent l’hypnose pour l’arrêt du tabac ou les phobies. J’ai même un généraliste qui a la gentillesse de donner mes coordonnées. Merci de ta visite Elisabeth

  4. coucou stéphanie, ton article me parle énormément. Depuis un an et demi, j’ai des douleurs à cause de tendinites et sciatiques. Je me soigne avec l’aide d’une kiné mais également grâce à une prise en charge psychologique. je croise les doigts que tout finisse par rentrer dans l’ordre. Merci pour cet article que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. bisous.

    • Merci pour ce commentaire, la symbolique est liée à une difficulté à passer à l’action et quitter une situation et la sciatique je connais bien est reliée à la peur matérielle, de manquer. J’écris beaucoup mes émotions et l’hypnose m’aide beaucoup. Bon week-end

  5. « Mal a dit », et il faut l’écouter oui, ton article fait écho à une période de ma vie où je ne m’écoutait plus et où du coup tous les maux se sont accumulés. Je suis sûre que l’hypnose m’aurait bien aidée à ce moment là , encore fallait-il penser à demander de l’aide! Bon dimanche 😉 !

    • Très bonne remarque Isa car demander de l’aide c’est prendre conscience et il faut parfois avoir très mal au corps ou à l’âme pour y penser. Heureusement la vie nous pousse à agir d’une façon ou d’un autre et on réalise que notre corps est notre véhicule, notre allié.

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