Blessure d’abandon : comprendre enfin !

Parmi les blessures de l'enfance, la blessure d'abandon impacte toutes nos relations. A travers un conte métaphorique, on peut découvrir l'origine de nos croyances qui entraînent des schémas de répétition dans nos vies.
Aujourd’hui, ce n’est pas un article de blog comme les autres : j’ai eu envie d’écrire un conte sur la blessure d’abandon. Vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un abandon réel pour la ressentir. L’absence physique et affective d’un parent peut suffire à l’activer. Ceci a provoqué une grande peur de la solitude. Une hospitalisation ou un départ inexpliqué en sont parfois l’origine, comme la naissance d’un autre enfant ou le décès d’un proche.

Je vous propose de vous installer confortablement et comme quand vous étiez petit.e écouter l’histoire que je vais vous raconter. Ce n’est pas un conte comme les autres car il contient des messages cachés.

Il était une fois un bucheron et une bucheronne qui avaient une fille et deux garçons. Un soir au moment de s’endormir, la petite fille demanda à sa maman si allait rencontrer le prince charmant.

Sa mère s’approcha de son lit et lui dit gentiment « je vais te raconter une histoire, celle que ma mère m’a racontée lorsque j’avais ton âge :

Il y a très longtemps, au pays des fées, les filles le soir en s’endormant rêvaient de rencontrer leur âme fée.

Je ne sais pas si vous savez mais au pays des fées, on ne dit pas âme soeur ou alter ego mais âme fée.

Dans ce royaume, il existe une école magique où les enfants doivent étudier une matière extraordinaire. Je ne parle pas de français ou de mathématiques, encore moins d’histoire géo ou de physique mais de guérison d’enfance.

Au pays des fées, on ne peut pas imaginer qu’une petite fille sorte de l’école sans ce diplôme. Elle ne pourrait pas être heureuse et rencontrer l’amour. Pour les parents, obtenir ce diplôme est très important, c’est l’avenir de leurs enfants qui est en jeu. Mais les garçons ont aussi des blessures d’enfance un peu comme les humains.

Le premier jour de l’école est le 27 octobre, cette date est très importante pour les enfants car elle marque le début de leur apprentissage.

Toute excitée, la petite fée Ondine rejoint ses camarades à la récréation et commence à jouer au jeu de la communication :

« Quand j’ai raconté à la fée Sajece l’histoire de ma famille, elle m’a expliqué que ma maman est toujours triste. Mon frère est mort dans un accident. Mon papa est parti noyer son chagrin dans les bras d’une autre fée. C’est pour ça que j’ai l’impression que je n’existe pas et que je me sens si seule »

« Moi elle m’a dit que mon papa est handicapé et ma maman passe tout son temps à s’en occuper. Je suis très en colère et je fais des bêtises pour attirer leur attention. Ils disent qu’ils vont me mettre en pension »

« Moi mon père est parti quand ma maman était enceinte et je l’ai toujours vu méfiante et inquiète pour moi. Comme si tous les hommes étaient lâches et allaient me trahir. Je pourrais me dire que tous les hommes vont me tromper ou m’abandonner »

« Moi dans ma famille, on ne montre pas ses sentiments. C’est injuste de tout faire à la maison et être rabaissée et humiliée en permanence alors que mes frères ont tous les droits »

« Moi mon père travaille beaucoup et il n’est jamais là. On ne manque de rien mais moi il me manque beaucoup »

« Moi ma mère me protège tellement que j’ai l’impression qu’elle ne me fait pas confiance. Je me sens toujours nulle et j’abandonne tout ce que je fais. Il faut dire qu’elle a été abandonnée à la naissance »

Un petit garçon s’approcha et dit « moi j’ai eu un grave accident quand j’étais petit et je me suis sentie abandonné par mon frère qui ne m’a pas aidé à sortir de la voiture, il m’a trahi »

Au royaume des fées, les enfants comprennent très tôt le rôle des émotions qui restent coincées dans la tête et dans le corps. Les non dits et les secrets de famille sont remplacés par des elixirs de bien-être et des potions de douceur.

La petite fée Ondine a étudié toute l’année avec le coeur pour faire confiance aux autres et surtout se faire confiance.

Elle a appris à pardonner à ses parents. Quand je dis pardonner, ce n’est pas excuser des choses graves. C’est juste leur rendre leurs souffrances pour arrêter de les porter. C’est s’alléger, se pardonner aussi. Quand on est petit, on se sent souvent coupable de beaucoup de choses.

Le plus dur c’est d’abandonner nos croyances installées depuis longtemps. On s’accroche au passé.
La plupart des gens veulent se séparer de leur blessure d’abandon alors que ce qu’ils redoutent le plus c’est la séparation, laisser, quitter une situation ou une personne.

Une grande peur du rejet accompagne la blessure d’abandon. On se sent abandonné et rejeté au profit d’un frère ou d’une soeur, d’une amie, ou d’une autre femme. La confiance et l’estime de soi sont touchées au plus profond.

Tout d’abord, prendre conscience de nos vieux schémas aide à se libérer. On peut identifier que nos réactions ne sont pas liées à la réalité mais à un scénario du passé.

Dans le livre, les 5 blessures, Lise Bourbeau parle de la blessure d’abandon et du masque du dépendant. Ce besoin de soutien permanent provoque un sentiment de tristesse et de frustration si les autres ne répondent pas ou s’éloignent. Ce qui finit par se produire puisque finalement ce qu’on redoute le plus finit toujours pas arriver.

Quand la douleur est trop intense, consulter un thérapeute aide à exprimer nos peurs.  Oser changer et se libérer de ce statut de victime qui nous enferme, demande du courage et de la détermination.

Au pays des fées, la petite Ondine a fait une place dans son coeur pour accueillir le meilleur dans sa vie. Quand elle se regarde dans le miroir, elle aime son reflet car elle n’a plus besoin de masque. Etre aimée à tout prix par tout le monde est impossible au pays des fées.

La pensée positive aide particulièrement à soigner nos blessures. Bonne lecture et merci pour vos commentaires qui servent à élargir la bulle de bien-être.

Merci de vous abonner à mon blog.

 

 

 

 

22 commentaires

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  1. Les fées existent, elles viennent souvent lorsqu’on ne les attend pas et il n’est pas facile de les reconnaître. La part « magique » de chacun d’entre nous s’illumine dans la bienveillance que l’on reçoit et que l’on offre.
    Prendre soin de soi est trop souvent considéré comme une sorte de loisir, à mon sens, c’est un chemin de vie.

    • Merci Catherine. Oui les fées existent en effet. Chacun son chemin plus ou moins parsemé d’embuches. Comme le petit Poucet, nous pouvons retrouver le chemin du bonheur et de la bienveillance envers soi. On a souvent autour de soi des personnes qui sont magiques : une amie, une soeur, un amoureux ou une collègue.

  2. Merci pour ce joli conte, il est vrai qu’il existe de multiples sortes d’abandon. Et alors si les fées existent, tu es sûrement l’une d’elles. Une de mes filles est partie vivre dans le sud en mai dernier, il ne s’agit pas d’abandon, c’est normal, elle vit sa vie, mais après 34 années passées pas très loin de nous, c’est difficile à vivre. Heureusement, les nouveaux moyens de communications sont là mais ce n’est pas pareil malgré tout.Bon week-end Stéphanie.

    • Merci Mary. J’aime l’idée d’être une fée. Je n’ai pas de baguette magique mais le coeur pour partager mon expérience. Je comprends que tu vives le départ de ta fille dans le Sud comme un forme d’abandon. Tu sais que c’est bien pour elle, mais tu as le droit de ressentir du chagrin et le manque. Les fils invisibles de l’amour nous connectent avec les êtres chers. Pour toujours et au delà des kilomètres et des vies qui passent. Bises

  3. Merci Stéphanie pour ce joli conte où je retrouve ma blessure la plus importante .
    J’ai lu les 5 blessures et je me suis immédiatement reconnue avec le masque du dépendant.
    Aujourd’hui je travaille à lâcher ce masque et oublier cette blessure. Grâce aussi à toi .
    Je te remercie !
    Bon week-end mon amie.
    Bisous !

    • Merci Jany. Oui nous avons les 5 blessures et une majoritaire. Mais cela n’est pas une fatalité et on peut apprendre à les reconnaître pour moins en être victime. Si c’est un peu grâce à moi que tu avances, c’est vraiment un beau compliment. Je te souhaite une bonne soirée ma douce et je t’embrasse bien fort.

  4. Un Très beau conte où en effet je m’identifie bien mais je cherche toujours ma petite fée. Je travaille beaucoup sur ce sentiment d’abandon et ton article est très intéressant merci beaucoup.Bystephani ❤

    • Merci ma belle Stéphanie. Je sens que tu as certainement un lien compliqué avec ton enfance. Grâce à des lectures ou des vidéos, tu peux déjà comprendre beaucoup de choses. Le complexe d’oedipe est au coeur de notre construction de femme. Les blocages à l’âge adulte en découlent. Il n’y a pas de fatalité. Ecoute ton corps, il t’envoie des messages. Je t’embrasse.

  5. Coucou Stéphanie! Merci pour ce conte, il y a toujours une forme d’abandon chez tout le monde, ce conte le montre bien. J’aime beaucoup cette phrase : Etre aimée à tout prix par tout le monde est impossible au pays des fées. Elle est clé je trouve. Chercher à être aimée de tout le monde est légitime quand on a souffert d’une forme d’abandon est une source de douleurs inutiles puisque l’intention est vaine. J’aime beaucoup cette approche par les contes que tu m’as faite découvrir lors de ma séance dont je savoure encore le bénéfice, tu n’imagines même pas la délivrance! Bises!

    • Bonjour Isales et merci pour ton partage concernant ta séance avec moi. Les blessures d’enfance ne déterminent pas toute notre vie. Certes ils ont des conséquences sur nos choix amoureux. On cherche la sécurité affective ou au contraire tout engagement est vécu comme un danger. Mais nous avons la possibilité de devenir adulte en refusant que notre passé guide toute notre vie. Certains y arrivent seuls d’autres comme moi ont besoin d’un accompagnement. Aujourd’hui comme tu le dis la délivrance est magnifique. Bises

  6. Merci beaucoup Stéphanie pour ce joli conte plein de messages. En effet nos souffrances sont souvent liées au vécu de l’enfance et nous avons du mal à nous en « sortir » par peur de revivre certaines situations. Se pardonner à soi même est une chose difficile mais possible car au fond nous ne sommes pas responsables !!!! Nous ne pouvons pas éternellement porter tout ce lourd fardeau c’est pour cela qu’il faut pardonner. Il faut croire en sa bonne fée et il en existe…… comme tu le dis et c’est nous qui tenons la baguette magique ….
    Bonne soirée

    • Marie Jeanne, je trouve ton message plein d’espoir et de sagesse. Tu as beaucoup d’humanité et tu vas trouver le moyen de déposer ton fardeau pour être plus légère. Tu n’as rien fait de mal. Tu as fait ce que tu pouvais et tu essayes de progresser. Je te donne les coordonnées en MP comme tu me l’as demandé. Bon weekend ma belle.

  7. Comme j’ai bien fait d’attendre d’être au calme pour lire ce joli conte qui remue forcément quelque chose en nous. Les enfants se sentent souvent responsables des dysfonctionnements familiales ou des séparations qui sont vécus comme des abandons. Ce poids peut peser longtemps jusqu’au moment où arrivé à l’âge adulte on se rend compte que nous n’y sommes pour rien. A ce moment là on peut enfin arrêter de se torturer et regarder l’avenir avec un peu plus de sérénité.
    Bonne soirée Stépahanie!

    • Merci pour ton partage Isabel. La culpabilité est vraiment une source de souffrance. Nous ne sommes coupable de rien. Nous avons fait ce que nous avons pu et aujourd’hui tu sembles avoir trouvé une belle énergie. Ton métier passe par le corps et l’âme et je suis sûre que tu apportes beaucoup comme tu reçois en retour.

  8. Beau texte et comme je lis en ce moment les cinq blessures ..j avous retrouver plein de choses vécu ..lorsqu on comprend et accepte certaines choses ..il est plus facile de trouver l apaisement pour continuer notre route du bonheur
    Merçi Stéphanie pour tous ce que tu apportes 🙏✨😘

    • Merci Patricia pour ta visite. Prendre conscience de nos schémas aide à ne pas les répéter à l’infini. Les choses s’apaisent même si nous avons toujours beaucoup de sensibilité. Donner et recevoir est la seule chose qui vaut la peine. La sincérité et la simplicité comme philosophie. Bonne fin de vacances.

  9. Merci pour ce conte, Stéphanie ! Ce sentiment d’abandon est malheureusement difficile à dépasser, et est à l’origine de ce sentiment d’insécurité qui mène au manque de confiance en soi… Merci d’être cette petite fée qui nous fait si bien réfléchir sur nous-mêmes !

    • Merci Carine pour ta visite. J’étais en formation et j’ai mis un peu de temps à te répondre. Nos blessures d’enfance sont des cailloux dans la chaussure. Parfois cela fait du bien de consulter un thérapeute pour évacuer les blocages liés à ces émotions refoulées. Bonne soirée.

  10. Merci pour cette belle histoire si métaphorique et pour le bien que vous faites à toutes et tous …. je vais prendre rendez vous je vous ai d’ailleurs laissé un message dans ce sens, sur mon blog, suite à un de vos commentaires, il y a quelque temps , mais vous ne l’avez pas vu apparemment . J’ai vérifié depuis que nous ne sommes pas averties des commentaires de commentaires … quoiqu’il en soit je vais prendre contact avec vous, l’essentiel était là…. belle journée .

    • Qu il est doux ce compte Au pats des fées je voudrais bien faire un stage . Ce sentiment d’abandon très présent dans ma vie s échappé oui revient . La résilience le pardon n’a pas toujours soulagé certains abandons bises merci d’être la

      • Le sentiment d’abandon est partagé par tous les être humains car c’est une blessure qui survient déjà à la naissance. Nous cherchons parfois cette fusion avec la mère avec un compagnon ou une amie. Les événements comme un traumatisme, un deuil engendrent un sentiment de solitude et d’abandon. Il est possible de dénouer ces blocages avec le temps et parfois avec l’aide d’un thérapeute. Bonne soirée.